La maladie de Raynaud
Un diagnostic simple
Lors de la consultation médicale, le diagnostic de maladie de Raynaud est réalisé à l’interrogatoire, devant une description typique des crises. La plupart du temps, aucun examen complémentaire n’est indispensable. Une capillaroscopie peut être réalisée par un médecin spécialiste. Cet examen non invasif et indolore permet d’observer les petites artères des doigts. Si le phénomène de Raynaud ne touche qu’un côté, ou s’il s’associe à d’autres atteintes (œsophagiennes, cardiaques, pulmonaires), on suspecte un « Syndrome de Raynaud » et des examens complémentaires doivent alors être réalisés.
Le premier traitement : éviter le froid !
La première mesure à prendre est l’arrêt complet et définitif du tabac, qui aggrave les lésions en modifiant la circulation sanguine des petits vaisseaux. Il faut aussi éviter les sports d’hiver et les bains à l’eau froide, se protéger du froid par tous les moyens disponibles : plusieurs gants si nécessaires, manteau, écharpe… Certains médicaments sont également à éviter car ils aggravent les lésions, notamment les bêtabloquants (y compris en collyre), les oestro-progestatifs et les dérivés d’ergot de seigle (antimigraineux).
Si le phénomène de Raynaud est sévère ou compliqué, on peut utiliser des médicaments vasodilatateurs, qui vont agir sur les vaisseaux des extrémités en augmentant leur calibre. Sont principalement utilisés les inhibiteurs calciques, les dérivés nitrés, et parfois des analogues de prostacycline.
La maladie de Raynaud est une affection fréquente, qui est le plus souvent bénigne bien que parfois très gênante. La conduite à tenir repose impérativement sur l’évitement de l’exposition au froid et l’arrêt du tabac.
Christophe Coste
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
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