La goutte
Epidémiologiquement associée à une hygiène de vie épicurienne, la crise de goutte est une pathologie fréquente qui se caractérise par des douleurs brutales, souvent initialement au niveau du gros orteil.

Cette maladie n’est pas une fatalité : il existe des traitements efficaces et des mesures simples à mettre en place.
Arthropathies microcristallines
La goutte fait partie d’un groupe de pathologies appelées « arthropathies microcristallines ». Ces arthrites se caractérisent par la survenue de dépôts dans et autour de la cavité articulaire. Ces cristaux sont formés de différents minéraux. Dans le cadre de la goutte, il s’agit de cristaux d’urate de sodium (ou UMS). Ces dépôts peuvent rester asymptomatiques, ou être à l’origine d’accès inflammatoires aigus (crise de goutte) voire d’atteintes articulaires chroniques.
A l’origine de la goutte : un trouble du métabolisme des purines
Un trouble du métabolisme des purines entraîne une saturation rapide du sang en urate de sodium, c'est-à-dire une hyper uricémie. Des cristaux d’urate de sodium se déposent alors progressivement dans les articulations puis à terme dans les tissus sous cutanés et le rein.
Dans 90% des cas cette maladie est dite « idiopathique », c'est-à-dire que son origine est encore mal définie.
Facteurs favorisants de la goutte
Elle survient préférentiellement chez un homme, entre 30 et 50 ans, pléthorique et bon vivant. D’autres facteurs favorisants retrouvés dans les études épidémiologiques sont le statut ménopausé d’une femme, un traitement par diurétiques au long cours, l’excès de boissons alcoolisées (principalement la bière, même sans alcool) et l’alimentation hypercalorique riche en protéines animales.
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