Rupture d’anévrisme : un accident vasculaire cérébral particulier
Provoqués par l’occlusion d’un vaisseau sanguin du cerveau, les AVC (accident vasculaire cérébral), ischémiques ; ou au contraire par son éclatement : les AVC hémorragiques, sont des accidents vasculaires cérébraux peu connus du grand public. Ils ne sont pas seulement responsables de la mort de plus de 5 millions de personnes chaque année dans le monde, ils sont aussi la cause de nombreuses séquelles et paralysies. Explications.
Caractérisé par l’épanchement du sang à l’intérieur du cerveau, l’AVC hémorragique ou rupture d’anévrisme, ne correspond qu’à 20% des AVC. Qu’est-ce qu’une rupture d’anévrisme ? Quels en sont les premiers symptômes ? Quelles sont les conséquences ?
AVC hémorragique
Un anévrisme se caractérise par une dilatation ectasique irréversible de la paroi d’un vaisseau sanguin.
Un accident vasculaire cérébral est provoqué avant tout par l’interruption de l’irrigation d’une zone du cerveau. Lorsqu’un vaisseau sanguin (une artère) se rompt dans cette zone, provoquant ainsi un épanchement de sang, cela provoque un AVC dit hémorragique, plus communément appelé rupture d’anévrisme. Lorsque cet accident, caractérisé par la dilatation d’un segment de la paroi d’une artère principale survient, telle que l‘aorte, on parle alors d’anévrisme aortique ou anévrisme de l’aorte.
Les causes des AVC sont nombreuses. Notamment le diabète, l’hypertension et le tabagisme… Ces accidents sont susceptibles de survenir à tout âge, même si les plus de 60 ans sont les plus à risques. La survenance d’un AVC hémorragique augmente avec l’âge et dès 65 ans, des examens de contrôle sont à envisager.
Savoir reconnaître les premiers symptômes d’un AVC
Un accident vasculaire cérébrale se produit en très peu de temps et il convient de réagir très rapidement. En effet, dès lors que le sang a commencé à se répandre à travers le cerveau, les cellules neuronales meurent rapidement. Plus l’intervention médicale se fait rapidement, moins les séquelles laissées par cet accident sont lourdes. Malheureusement, il est souvent trop tard lorsque les équipes médicales arrivent sur les lieux.
Les AVC hémorragiques possèdent divers symptômes avec, pour signe clé, des céphalées intenses plus ou moins accompagnées de vomissements pouvant créer un tableau de syndrome méningé sans fièvre. Au-delà, cela peut entraîner une paralysie d’un membre ou d’un coté entier du corps est aussi un signe à ne pas manquer. Des troubles du langage et visuels peuvent apparaître, tels que la perte de la vision d’un œil ou l’impossibilité de parler. Enfin, des nausées et des pertes d’équilibre peuvent également survenir.
Agir vite pour réduire les conséquences !
La survenance d’un accident vasculaire cérébrale est souvent spectaculaire. Réagir calmement et rapidement peut permettre de réduire considérablement les conséquences d’une hémorragie cérébrale. La marche à suivre est alors la suivante :
• Rester calme.
• Allonger la personne en position latérale de sécurité (PLS), ne pas lui toucher le cou (cela pourrait aggraver la situation)
• Faire sortir de la pièce toutes les personnes
• Rassurer la personne
• Appeler au plus vite le médecin, les pompiers ou le SMUR
La mise en route rapide des soins peut aider à limiter l’étendue des séquelles neurologiques. La consultation d’un kinésithérapeute dans ces cas là permet de recouvrer une partie de son autonomie. Le traitement médical aura pour but la prévention des récidives avec notamment le contrôle tensionnel et la correction des facteurs de risques cardio-vasculaires.
Le traitement des ruptures d’anévrismes cérébraux, et de manière générale, de l’ensemble des accidents vasculaires cérébraux, est encore au stade d’étude et de pronostic en France. La recherche tente de mettre au point des molécules permettant de stopper instantanément la mort des cellules neuronales. Tant que ces recherches n’auront pas abouties, réagissez au plus vite !
La prévention doit passer par le dépistage des malformations artério-veineuses (MAV) appelé aussi angiome cérébral, plus particulièrement dans les familles à risque. Il se pratique via un scanner, une IRM ou parfois une angiographie cérébrale.
Le traitement passe alors par une intervention neurochirurgicale par embolisation, ou par un geste chirurgical.
Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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