La fracture du col du fémur
Avec l’âge le corps humain s’altère, que ce soit au niveau des organes mais aussi au niveau du squelette. Le vieillissement du squelette se traduit par une diminution de la densité osseuse rendant l’os plus fragile et donc susceptible de se fracturer plus facilement.
Cette diminution de la densité osseuse peut être plus intense et plus précoce lorsqu’il existe une ostéoporose, maladie altérant la minéralisation osseuse.

Parmi les fractures les plus fréquentes chez le sujet âgé figurent la fracture du col du fémur et la fracture du poignet. 80000 personnes se fracturent le col fémoral tous les ans : il s’agit d’une des pathologies les plus fréquentes du sujet âgé. Elle peut également toucher des personnes plus jeunes. Le point sur ce véritable enjeu de santé publique.
Ne pas banaliser les chutes chez les personnes âgées
90% des 2 millions de personnes qui chutent chaque année ont plus de 65 ans. Aucune chute chez une personne âgée ne doit être négligée : cette chute peut indiquer un début de perte d’autonomie, entraîner un « syndrome post chute » invalidant, des complications liées à une fracture et à son traitement…
2ème urgence traumatologique de la personne âgée : la fracture du col fémoral
Le plus souvent elle survient lors d’une chute de sa hauteur, le classique « pied dans le tapis » ou « le trottoir trop haut ». La douleur est immédiate, la hanche plus ou moins gonflée (lors de la prise d’anti-agrégants plaquettaires type aspirine ou d’anticoagulants peut entraîner un saignement important, voire une véritable hémorragie). La jambe concernée prend un aspect typique, raccourcie et tournée vers l’extérieur.
Des complications immédiates peuvent survenir, comme la lésion du nerf sciatique, ou une fracture dite « ouverte » où l’os est extériorisé, mais restent exceptionnelles.
La chute peut avoir d’autres conséquences : autres fractures lors de la même chute, trauma crânien,..
Plusieurs traitements disponibles
Le traitement varie selon le type de fracture et l’âge de la personne. Le traitement est le plus souvent chirurgical :
- Traitement chirurgical par ostéosynthèse : il consiste en la mise en place d’une plaque sous anesthésie. Le col fémoral n’est pas remplacé par une prothèse, mais renforcé par ce support. L’opération est simple mais l’appui parfois retardé.
- Traitement chirurgical par prothèse: il consiste en la mise en place d’une prothèse qui remplace l’extrémité supérieure du fémur.
Si on remplace l’extrémité supérieure du fémur et le cotyle (partie du bassin faisant l’articulation avec le fémur), la prothèse est dite « totale ».
Les avantages sont un meilleur résultat fonctionnel avec lever précoce. Il s’agit cependant d’une opération lourde, entraînant parfois beaucoup de saignements.
Dans tous les cas, la réduction et la fixation de la fracture sont suivies de séances de kinésithérapie rééducatrice.
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