Soins palliatifs et famille : un soutien essentiel
Les unités de soins palliatifs accordent une grande place à la famille du patient souffrant d’une maladie grave, évolutive ou bien en phase terminale.
Bien plus qu’un soutien psychologique classique, il s’agit ici pour l’entourage de prendre place au sein de l’organisation des soins et d’apporter une aide active en relation avec le personnel médical, de façon à préserver le malade le plus longtemps possible.

La famille, au cœur du processus médical
Pour un malade en fin de vie, l’équipe médicale n’est pas la seule à l’entourer et à l’accompagner. Sa famille a également un rôle essentiel dans l’univers des soins et son organisation. Plus qu’une simple présence quotidienne, il s’agit pour la famille (ainsi que les proches de manière générale tels que les amis et les voisins) d’instaurer un climat de confiance et de sérénité. On parle alors d’une sorte de triptyque qui s’établie au fur et à mesure entre les membres de la famille, le malade (jeune ou âgé) et l’équipe soignante (médecin de l’unité des soins palliatifs, infirmières, aides-soignantes et éventuellement l’équipe mobile en soins palliatifs).
Des liens se tissent au fil du temps, en fonction de l’évolution de l’état du malade et son degré de dépendance, qu’il soit en institution ou à domicile.
• Les soins palliatifs au sein d’une structure hospitalière : l’accueil des familles est considéré comme une priorité. Ainsi, les visites sont autorisées 7j/7 et 24h/24, de façon à être à chaque instant au plus près de l’être cher.
Il est également possible d’effectuer un séjour auprès du proche, le plus souvent en ajoutant un lit d’appoint. Des espaces de rencontre (pièces dédiées à la détente avec lecture, TV etc.) sont également mises à disposition.
Elles sont idéales pour se ressourcer en dehors de la chambre, discuter à l’écart du malade ou bien en sa présence et se changer les idées l’espace d’un moment.
Ce lieu est pratique en cas de suivi de l’entourage par un psychologue, un agent de culte, une assistante sociale ou encore un bénévole. Confier sa fatigue psychique et physique peut être très réconfortant et permettre aux proches de préparer en douceur le travail de deuil.
A noter que sur le plan professionnel, il est possible de bénéficier d’un congé de solidarité familial.
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