Grippe, rhume, infections virales et sport
Grippe et sport ne font pas bon ménage !
L’automne et l’hiver arrivant, la grippe et les infections virales (gastro entérite virale, rhume, rhinopharyngite, bronchite…) font leur retour au premier plan.
Que l’on soit sportif du dimanche, sportif averti ou sportif de haut niveau, les sportifs sont tous susceptibles d’être malade. Comment se comporter vis-à-vis de ces infections qui nous importunent ?

Le sport peut favoriser la contagion des virus comme ceux de la grippe et ldes autres infections virales pour plusieurs raisons :
- Durant l’automne et l’hiver, s’il veut continuer à s’entrainer, le sportif doit parfois pratiquer malgré des conditions météorologiques défavorables (froid, vent, pluie….) qui, associées à l’effort physique intense, fragilisent l’organisme et son système de défense contre les infections.
- Le sport se pratique souvent en collectivités que ce soit les sports d'équipe (football, basketball, handball), mais aussi les sports individuels lors des entrainements collectifs ou des compétitions. Cette pratique au contact d'autres sportifs augmente le risque de contagion.
- En cas de surentraînement, le système immunitaire est déficient et rend l’organisme humain plus sensible aux infections.
Faire du sport quand on a une grippe ou une infection virale bénigne ?
Même si parfois, nous avons l’impression que d’aller faire un jogging nous fera du bien, cela n’est que provisoire et en aucun cas bénéfique pour notre santé.
La pratique du sport en cas d’infection virale banale est à éviter car elle fragilise l’organisme et l’empêche de se défendre de façon optimale.
Les risques encourus sont :
- Risque d’aggravation : lors d’une grippe ou d'une infection virale, l’activité physique excessive favorise la diffusion du virus et l’aggravation de l’état de santé, avec entre autres des risques de diffusion du virus au niveau du cœur avec pour conséquences un risque d’infection du cœur (péricardite, myocardite), ou bien un risque de fragilisation du cœur (un risque aggravé d’infarctus, de troubles du rythme cardiaque), ou bien un risque d’aggravation d’infection locale (pneumonie).
- Risque de fatigue et de surentrainement : lors d’une infection virale, les facultés de récupération sont affaiblies et l’entrainement est alors moins bien supporté au risque de créé une fatigue chronique pouvant être responsable de surentrainement.
Si vous êtes grippé, enrhumé ou atteint d’une infection virale banale (gastro entérite, bronchite) : reposez vous, laissez votre corps se défendre en lui donnant toutes ses chances et attendez un peu avant de faire du sport. Vos performances et votre santé vous en seront reconnaissantes !
Dr Fabrice Kuhn
Médecin du sport
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