Douleur lombaire chronique
- Cause fréquente de lombalgie chez le sportif, il s’agit d’une souffrance des articulations inter vertébrales postéro latérales avec irritation des rameaux nerveux rachidiens.
- Les mouvements responsables de cette pathologie sont principalement des contraintes conjuguées en inclinaison latérale et en rotation.
- Cette pathologie atteint principalement les charnières (zones de transition) dorso lombaire et cervico dorsale.
- L’interrogatoire retrouve une douleur souvent chronique parfois aigue.
- Rarement, on retrouve un facteur déclenchant.
- Il existe un « syndrome cellulo téno myalgique » associant une douleur du tissu cellulaire sous cutané (pincé roulé douloureux), une douleur tendineuse, une douleur périostée (douleur des repères osseux) et une douleur musculaire.
- Ces douleurs sont déclenchées par l’inclinaison et rotation, voire extension.
- Il existe une douleur des espaces para vertébraux à la palpation et une douleur à la rotation des épineuses (relief postérieur des vertèbres).
- Il n’y a pas de raideur rachidienne.
- Les différents rameaux nerveux atteints donnent de topographies différentes et donc des maux de dos différents.
- L’atteinte de la charnière dorso lombaire est la plus fréquente et peut se faire sur un ou plusieurs rameaux (postérieur, antérieur ou latéral).
- L’irritation des rameaux postérieurs donne une lombalgie de crête avec douleur de la crête iliaque (en raison du passage du rameau sur la crête) et de la fesse.
- L’irritation du rameau antérieur provoque une douleur inguinale ou une pubalgie.
- L’irritation du rameau latéral entraîne une douleur du grand trochanter avec atteinte du moyen fessier.
- Le bilan radiologique, non indispensable, est souvent normal.
- Le traitement comprend le repos sportif, le traitement médicamenteux (AINS, antalgiques).
- En cas de récidive, peuvent être pratiquées des infiltrations et des manipulations vertébrales.
- Bien sur, la prévention doit tenir un rôle important.
Spondylolyse et spondylolisthésis
- La spondylolyse ou lyse isthmique touche 5 à 7% de la population générale et 15 à 30% des sportifs de haut niveau (principalement les sports avec hyper lordose tels la gymnastique, le judo, l’haltérophilie). Environ 60% des lyses isthmiques conduisent à un spondylolisthésis.
- La spondylolyse est une véritable fracture de fatigue de la partie postérieure d’une vertèbre apparaissant en raison des micro traumatismes occasionnés par l’hyper extension du rachis lombaire.
- Le spondylolisthésis est un glissement en avant d’une vertèbre sur l’autre et est la conséquence possible d’une spondylolyse.
- La symptomatologie est variable.
- Ils peuvent tous les deux passés inaperçus et être de découverte fortuite au cours de radiographies (bilan systématique ou autre pathologie).
- Il peut exister des lombalgies aigues ou chroniques à l’effort, médianes calmées par le repos.
- Il peut exister des douleurs type lombo sciatique au cours des spondylolisthésis
- Le bilan radiographique (parfois aidé du scanner ou de l’IRM) permet le diagnostic
- La possible évolutivité de ces lésions, justifie une surveillance régulière clinique et radiologique. En fonction du degré d’atteinte l’évolutivité est plus ou moins probable
- En cas de lyse isthmique récente le traitement consiste en un repos sportif associé au port d’un corset.
- Les lésions plus anciennes justifient un traitement symptomatique (anti inflammatoires, antalgiques, myorelaxants), parfois le port d’un corset, la réalisation d’infiltrations et éventuellement le recours à la chirurgie.
- La reprise du sport (y compris à haut niveau) n’est pas contre indiquée et dépend de l’importance du spondylolisthésis et de son évolution.
Arthrose lombaire
Il s’agit de patients présentant des douleurs lombaires le plus souvent à la station debout prolongée et calmée par la position assise. Classiquement, on retrouve une hyper lordose lombaire (augmentation de la cambrure du bas du dos). La douleur est aggravée par l’hyper extension du rachis lombaire. Parfois, on retrouve une diminution du périmètre de marche. Il faut se méfier de l’aggravation qui peut conduire vers le canal lombaire étroit par arthrose postérieure.
Lombalgies fonctionnelles ou communes
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