L’haltérophilie
L’haltérophilie, sport olympique aussi bien chez les hommes que chez les femmes, est un sport injustement méconnu en France. Pourtant, c’est un sport intéressant à plusieurs égards.

Il ne faut pas penser que l’haltérophilie n’est réservée qu’à des sportifs énormes qui soulèvent des barres énormes ! L’haltérophilie est un sport bien plus varié que cela. Les catégories de poids sont variées et de nombreux athlètes ne ressemblent pas à des gladiateurs. Il existe une grande guerre tactique à l’échauffement et derrière le plateau entre chaque passage d’un haltérophile.
L’haltérophilie en bref
L’haltérophilie se compose de deux mouvements : l’arraché qui amène la barre à bout de bras en un seul geste et l’épaulé jeté, qui amène la barre sur les clavicules avant de l’amener à bout de bras. Aux jeux olympiques, le classement se fait par le total des deux mouvements. En championnats, le classement se fait par geste et au total il existe 8 catégories de poids chez l’homme (-de 56kg, - de 62kg, -de 69kg, - de 77kg, -de 85kg, -de 94kg, -de 105kg et + de 105kg) et 7 chez la femme (-de 48kg, - de 53kg, - de 58kg, -de 63kg, - de 69kg, - de 75kg, + de 75kg).
Les compétitions demandent connaissance de soi, sens technique et tactique.
Quelles sont les qualités requises et ou développées par l’haltérophilie ?
- force et puissance
- qualités techniques
- souplesse
- tonicité
- connaissance de soi
Quels bénéfices ?
- développement de la force et de la puissance
- développement musculaire global et harmonieux
- qualités mentales
- lutte contre les maladies endocriniennes (obésité, diabète, hyper cholestérolémie)
- lutte contre le stress et autres problèmes psychologiques
- sport adapté à tous les gabarits : les catégories de poids gomment les différences et permettent à tous (que l’on soit petit, grand, gros) de s’exprimer
- méfions-nous des rumeurs : l’haltérophilie n’est pas plus dangereux pour le dos qu’un autre sport, l’haltérophilie (si elle est bien encadrée et bien pratiquée) n’empêche pas les enfants de grandir
Quels risques ?
Il s’agit surtout de pathologies micro traumatiques, c'est-à-dire consécutives à la répétition à l’infini des mêmes gestes mais avec peu de traumatismes aigus.
- membres supérieurs : principalement tendinopathies (ou tendinites) de l’épaule (coiffe des rotateurs), quelques fois entorses du coude, parfois contusions du poignet
- membres inférieurs : principalement tendinites de l’appareil extenseur, quelques accidents musculaires du quadriceps (muscle antérieur de la cuisse), quelques atteintes des ménisques
- rachis : principalement des lombalgies (douleurs du bas de la colonne vertébrale) pouvant être d’origine musculaire, articulaire (hernies discales, dérangement inter apophysaire mineur entre autres)
Visite d’aptitude
Permet de vérifier l’absence de contre-indication à la pratique de l’haltérophilie et de s’assurer de l’intégrité de l’appareil ostéo articulaire.
L’haltérophilie est un sport olympique permettant à presque tous les gabarits de s’exprimer. L’haltérophilie est peu traumatique si la pratique est encadrée et pratiquée avec de bonnes bases techniques. L’apprentissage est progressif et il est hors de question de faire porter de lourdes charges à de jeunes enfants.
Dr Fabrice Kuhn
(Médecin du sport)
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