Le ski acrobatique
Le ski acrobatique est devenu sport olympique en 1992, ce qui a permis à ce sport une explosion médiatique en raison de la moisson de médailles françaises. Le ski acrobatique présente, aux jeux olympiques de Vancouver en 2010, trois des disciplines spectaculaires: les bosses, le saut acrobatique et le skicross.

Les qualités exigées différent en fonction de la discipline pratiquée. L’endurance est indispensable pour le skicross et le ski de bosses, les qualités techniques sont fondamentales pour les trois disciplines, tout comme le sont les qualités mentales (confiance en soi, témérité, maitrise de soi, concentration) et les qualités musculaires.
Les bosses : chaque athlète dévale une pente faite de bosses allant jusqu’à 1m20 de hauteur et effectue durant cette descente, deux sauts sur des tremplins. La notation s’effectue sur le temps mis à descendre, la qualité esthétique et technique du ski et des sauts. Ainsi, le skieur de bosses devra posséder une très bonne technique, une grande puissance et une grande explosivité, ainsi que de bonnes qualités cardio vasculaires (endurance et résistance). Pour cela le skieur de bosses devra pratiquer de très nombreuses heures afin de parfaire sa maitrise technique (ski et sauts). Le skieur e bosse devra faire de la musculation des membres inférieurs, du tronc et du gainage (afin de pouvoir « avaler » les bosses avec aisance et afin de pouvoir réaliser des sauts avec une belle amplitude).
Les sauts acrobatiques : chaque athlète effectue sur différents tremplins deux sauts combinant divers mouvements (rotations, vrilles, saut périlleux…). Chaque saut est noté sur la hauteur, la difficulté technique, la qualité de réalisation, la réception… Les sauteurs devront avant tout posséder une aisance technique et acrobatique, ce qui explique qu’ils ont souvent pratiqué d’autres sports acrobatiques auparavant (gymnastique, trampoline, plongeon). L’entrainement du sauteur est axé sur des répétitions des sauts, sur le travail de gainage et de la proprioception.
Le skicross ou ski cross: sur le même principe que le snowboard cross, les athlètes effectuent une descente en s’élançant par groupes de quatre où seuls les deux premiers sont qualifiés. Le skieur de skicross doit, avant tout, posséder une grande maitrise du ski alpin. Une des particularités physiques du skicross est le départ qui conditionne toute la course et nécessite un travail important des muscles des membres supérieurs et du tronc. Comme toute pratique du ski, le skicross demande un travail important des membres inférieurs et de bonnes capacités cardio respiratoires (endurance et résistance).
Les pathologies les plus fréquemment rencontrées dans la pratique du ski acrobatique sont :
- Pathologies traumatiques lors des chutes: fractures (membres inférieurs, membres supérieurs, rachis, crâne), entorses (ligament croisé du genou en grande majorité, main…), luxations (épaules, doigts…), traumas crâniens…
- Pathologies micro traumatiques liés aux contraintes dues à a la répétition des mêmes gestes (tendinopathies ou tendinites du coude, d’Achille, du jambier antérieur…).
- Pathologies liées à l’exposition au soleil : coups de soleil, allergies solaires (lucites), cancers cutanés, pathologies oculaires (ophtalmie, kératite)…
- Pathologies liés au froid : engelures, hypothermie, crises d’asthme…
Dr Fabrice Kuhn
Médecin du sport
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