La natation synchronisée
Les nageuses ne doivent en aucun cas toucher le fond ou le bord du bassin, sous peine de pénalités. Les portés sont également autorisés et sont souvent du plus bel effet. La difficulté pour le jury réside dans le fait d’apprécier au mieux la difficulté d’exécution des mouvements, la synchronisation tout en veillant aussi à la qualité de la chorégraphie et de la présentation. Contrairement aux autres sports nautiques, l’esthétisme a une grande importance : maillot de bain, bonnet ou coiffe, lunette, pince-nez, maquillage… tout doit être pris en compte. L’important reste l’élégance, la synchronisation mais aussi la précision d’exécution des figures. Les bénéfices de la natation synchronisée Souvent , les nageuses ont initialement une formation de danseuse classique, ou tout du moins font preuve d’une grande aisance dans l’eau et d’une souplesse naturelle. Cette discipline est épanouissante puisqu’elle : • Développe le sens du rythme et la synchronisation (en équipe et avec la musique) • La grâce et l’élégance puisqu’il s’agit de réaliser des mouvements précis, alternant la douceur et la vigueur • L’énergie musculaire : bras, jambes et dos sont beaucoup sollicités et permettent de les fuseler afin d’avoir une silhouette harmonieuse, élancée et très féminine • Le système cardio-respiratoire : il faut être endurante, avoir du souffle (surtout lors des figures sous l’eau et en apnée) • La concentration : être attentive aux autres membres de l’équipe et au tempo du morceau choisi • L’aisance dans l’eau : enchaîner les figures et pouvoir se repérer en 3 dimensions Risques et contre-indications Bien sûr, savoir nager et être à l’aise dans l’eau sont élémentaires pour faire de la natation synchronisée. Pratiqué comme un loisir, les contre-indications de ce sport sont moindres, comme les troubles ORL, diabète mal équilibré, épilepsie mal prise en charge, maladies de peau en phase suintante (eczéma), allergies au chlore. Mais à plus haut niveau, cette discipline comporte, tout comme la natation traditionnelle quelques risques : • Pathologies du dos • Déchirures musculaires et douleurs au niveau des adducteurs • Microtraumatismes au niveau des épaules • Lésions articulaires et tendineuses liées à l’usure et à la répétition des mouvements, aussi bien au niveau des jambes que des bras. On note surtout des tendinites des muscles de la patte d’oie (genou), à cause du fameux « coup de fouet » et du rétropédalage. • Les troubles oto-rhino-laryngologiques peuvent également devenir récurrents (otite externe entre autres) Symbole de la beauté, de la grâce et de la féminité, la natation synchronisée n’en reste pas moins un sport à part entière qui demande efforts physiques, endurance, concentration et donc, nécessite des étirements bien menés avant et après les séances. Sans oublier une hygiène de vie équilibrée au quotidien. Emilie Lefèvre (Validé par le Dr Fabrice Kuhn)
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