Le patinage artistique
Le patinage artistique, faisant partie des plus anciens sports olympiques d’hiver, rassemble beaucoup de spectateurs.
La particularité du patinage artistique est de présenter une épreuve artistique et visuelle, tout en restant une discipline sportive exigeante et acrobatique. Les qualités requises pour la pratique du patinage artistique sont des qualités techniques, artistiques et physiques.

Santé du patineur artistique :
Une des particularités du patinage sur glace est l’étroitesse de l’appui au sol qui se fait par des lames de 3 mm de large.
Cette étroitesse du contact au sol explique en partie la difficulté du patinage sur glace mais explique aussi la fréquence de certaines pathologies.
En raison de la fréquence des sauts et de l’étroitesse de l’appui au sol, la cheville est le point faible du patineur, le genou est aussi facilement traumatisé.
Les pathologies les plus fréquentes rencontrées chez les patineurs artistiques sont les pathologies traumatiques des membres inférieurs (entorse de cheville, entorse de genou, fractures…), les pathologies micro traumatiques des membres inférieurs (en particulier au niveau de l’articulation fémoro patellaire, c'est-à-dire l’articulation du genou entre le fémur et la rotule, les pathologies de croissance de l’adolescent telles la maladie d’osgood schlatter).

En plus du développement des qualités artistiques et techniques, l’entrainement du patineur artistique doit donc renforcer diverses qualités :
- qualités cardio respiratores.
- qualités musculaires : gainage, étirements des membres inférieurs, renforcement des muscles des membres inférieurs (en particulier les muscles stabilisateurs des chevilles pour éviter les entorses et le vaste interne afin de stabiliser la rotule et éviter les pathologies du genou).
- qualités de souplesse : étirements, assouplissements.
- qualités de proprioception (équilibre).
Par ailleurs, afin de diminuer le risque de pathologie micro traumatiques ou de contrainte, le patineur doit s’appliquer à avoir un matériel adapté à sa morphologie : chaussures, semelles orthopédiques éventuelles.
Quatre disciplines sont présentes aux jeux olympiques d’hiver de Vancouver en 2010 :
- Epreuves individuelles masculines composées d’un programme court (maximum 2mn50) contenant des figures imposées et d’un programme long libre (maximum 4mn30). Le programme libre compte pour 2/3 de la note finale.
- Epreuves individuelles féminines composées d’un programme court (maximum 2mn50) contenant des figures imposées et d’un programme long libre (maximum 4mn). Le programme libre compte pour 2/3 de la note finale.
- Epreuves en couple composées d’un programme court (maximum 2mn50) contenant des figures imposées et d’un programme long libre (maximum 4mn30). Le programme libre compte pour 2/3 de la note finale.
- Danse sur glace plus artistique que les épreuves en couple : Il n’y a pas (contrairement aux épreuves en couple) de soulevé au dessus de la tête ni de sauts. La danse sur glace se compose de trois épreuves : une danse imposée (mouvements, tempo et rythme imposés), une danse originale et une danse libre.
Le classement s’effectue grâce à des notes obtenues sur plusieurs critères : la note technique (cumul des points techniques sur chaque figure), la note sur l’impression technique générale et les capacités de présentation.
Dr Fabrice Kuhn
Médecin du sport
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