Le saut à ski
Sport présent dès les premiers jeux olympiques d’hiver en 1924 et particulièrement impressionnant, le saut à ski figure reste pourtant peu médiatisé en France. Pour beaucoup d’entre nous l’image la plus représentative du sauteur à ski reste un athlète, les deux skis en position spécifique en V, volant haut dans les airs à une grande vitesse.

Le saut à ski se caractérise par plusieurs phases différentes expliquant l’ensemble des qualités nécessaires au skieur.
Le skieur doit s’élancer du haut du tremplin pour atteindre une vitesse proche de 90-95km/h. Au bout du tremplin le skieur doit exprimer ses qualités de tonicité et de puissance afin de réaliser une impulsion. Dans les airs le sauteur doit trouver la position la plus aérodynamique et la plus portante possible (position en V depuis le milieu des années 80). Enfin, le sauteur doit réaliser un atterrissage le plus propre possible. La notation s’effectue sur la longueur et la qualité technique du saut dans son ensemble (saut et réception).
Le sauteur à ski doit donc faire preuve de qualités physiques (puissance, force, tonicité, explosivité), de qualités techniques (position de vol, atterrissage, impulsion) et de qualités mentales fondamentales (concentration, maitrise de soi, témérité, confiance en soi).
L’entrainement du sauteur à ski vise donc à renforcer les qualités d’explosivité et de puissance en effectuant un travail musculaire important des membres inférieurs (outre le travail des sauts à ski l’athlète utilise le travail de musculation, de sprint et de sauts). Le travail de gainage et les étirements sont importants afin d’accroitre les qualités techniques du saut (maintien l’air, impulsion).
Par ailleurs le sauteur doit développer ses qualités techniques : stabilité en l’air, coordination des mouvements (impulsion au bon moment, transition lors des différentes phases du saut, réception…).
Bien sur, l’alimentation joue un rôle fondamental car l’athlète doit rester léger mais puissant.
Comme tout sport pratiqué à haut niveau le saut à ski peut provoquer des pathologies :
- Pathologies traumatiques lors des chutes : fractures, entorses, trauma rachidien, trauma crânien…
- Exposition au soleil : coups de soleil, allergies solaires (lucites), cancers cutanés
- Pathologies liés au froid : engelures, hypothermie, crises d’asthme…
Aux jeux olympiques d’hiver de Vancouver en 2010 plusieurs épreuves sont présentes :
- Le tremplin normal (K95) : après un tour de qualification, les athlètes effectuent deux sauts pouvant aller jusqu’à 105 m.
- Le grand tremplin (K125) : après un tour de qualification, les athlètes effectuent deux sauts pouvant aller jusqu’à 140 m.
- Epreuve par équipe : par équipe de quatre, chaque skieur effectue un premier saut. Les meilleures équipes réalisent un deuxième saut.
Dr Fabrice Kuhn
Médecin du sport
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