La voile, le goût de la mer et du challenge
Qu’elle soit pratiquée lors de compétitions ou simplement en amateur pour le plaisir de voguer, la voile est un sport nautique de choix, très pratiqué par les français surtout sur le littoral atlantique. Et pour cause : à l’évasion qu’elle procure aux régatiers s’ajoute aussi une dimension sportive qui impose une mobilité de tout le corps et une sollicitation de tous les muscles afin de garder l’équilibre et de multiplier les manœuvres.
La voile n’est pas seulement un sport d’évasion. Elle impose aussi aux régatiers d’allier maîtrise du déplacement et de la vitesse, stratégie des manœuvres, esprit vif et d’initiative ainsi qu’une bonne condition sportive.
De multiples facettes
En voile, il existe quatre types de monotypes, à savoir :
• Les régates de dériveurs
• Les quillards de compétition
• Les voiliers habitables
• Les planches à voile
Sachez aussi que la voile est un sport qu’il est possible de pratiquer dès l’âge de 7 ans, avec un dériveur que l’on nomme un optimist, celui-ci étant conçu pour empêcher le jeune régatier de chavirer. Vers 12 ans, il est possible de s’essayer au catamaran de sport, à deux coques. Il existe aussi d’autres dériveurs comme le 420, le 470, le Vaurien… et de commencer à faire des manœuvres avec un équipage.
Sur plan d’eau ou en mer, le parcours classique reste « l’olympique », c’est à dire qu’il est fait de façon triangulaire, autour de trois bouées. Qu’il s’agisse de régates en solitaire, en double ou assisté d’un équipage, il existe aussi différentes allures, telles que le largue (avec un vent portant oblique), en vent arrière et en louvoyage.
Des bienfaits pour le corps… et l’esprit !
La voile est un sport qui reste accessible à tous, qu’il s’agisse d’hommes, de femmes, d’enfants ou d’adultes grâce à la diversité des supports qui conviennent à tous les gabarits.
Par contre, aussi sain que soit ce sport, il demande néanmoins certaines capacités physiques.
En effet, les efforts physiques sont importants pour bien naviguer même en loisir puisqu’il s’agit d’associer une certaine puissance, un dynamisme et une habileté sans faille (maintien et retour des positions en équilibre et déséquilibre, soulevé, prise, porté de bateau etc.).
De plus, de nombreux muscles sont sollicités pour manœuvrer les voiles (le dos et la colonne vertébrale, les lombaires, les quadriceps mais aussi les bras, les cuisses).
La coordination des gestes et le sens de l’équilibre sont ainsi favorisés.
Pour les régatiers de compétition, il est conseillé de pratiquer régulièrement une activité sportive (jogging, musculation) de façon à développer l’endurance et consolider la musculature.
A cela s’ajoute la nécessité de disposer d’une bonne concentration tout en sachant faire preuve de résistance physique pour lutter contre les intempéries, les vents et courants parfois violents, et savoir connaître parfaitement le mécanisme du bateau.
La voile véhicule aussi de nombreuses valeurs humaines : être régatier demande un certain sens de l’initiative, de la responsabilité face au bateau mais aussi aux éventuels équipiers, avec une prise de décision rapide et efficace pour manœuvrer en temps voulu.
Les bénéfices psychologiques sont clairs : nombre de skippers peuvent ainsi laisser libre cours à leur envie d’évasion et de découverte où le courage et pugnacité règnent en maître.
Enfin, la pratique de la voile permet l’apprentissage de la vie en communauté et du respect de l’environnement.
Des contre-indications ?
Il n’existe pas de pathologies spécifiques dans la pratique de la voile hormis les chocs et les contusions bénignes mais fréquentes. Elles touchent surtout les mains et les pieds.
Il est donc préférable de porter des gants pour effectuer les manœuvres et manier les cordages ainsi que des chaussures pour éviter les fractures des orteils.
Le soleil étant particulièrement virulent en raison de la réverbération sur l’eau, il est essentiel de bien se protéger le visage et les membres découverts ( t-shirt, short ou pantalon, chapeau ou casquette) afin d’éviter l’apparition de coups de soleil, de brûlures superficielles voire d’insolations.
Attention tout de même aux personnes sujettes au mal de mer prononcé et aux vertiges : la voile sera alors déconseillée.
L’importance de la préparation et de la sécurité
Pour pratiquer la voile de façon sereine et sécurisée, mieux vaut respecter ces quelques règles précieuses :
• Bien connaître le mécanisme du bateau (savoir le réparer) et les conditions météorologiques avant le départ
• Connaître les règles de sécurité. Si possible avoir des notions de secourisme et du code de la navigation
• Ne pas oublier le matériel de sécurité : gilets de sauvetage, bouées, balises, fusées de détresse, radar, GPS, radio
• Penser à l’équipement vestimentaire (contre le froid, la pluie, le vent et aussi le soleil !)
• Prévoir les quantités nécessaires de nourriture et de boisson, surtout en cas de longue traversée (eau en bouteilles, plats chauds, barres énergétiques, pommes, bananes)
• Ne pas oublier un désalinisateur pour l’eau
• En cas de mer agitée, il faut garder une main libre pour se tenir, porter un gilet de sauvetage et s’attacher
• Prendre impérativement une trousse à pharmacie composée de pansements, désinfectant, bandes, pansements gastriques, crème solaire à indice élevé, collyre, paracétamol, anti-diarrhéiques, anti-vomitifs etc.
Quelque soit le niveau avec lequel la voile est pratiquée, savoir nager reste bien entendu impératif ! Une bonne condition physique, de bonnes notions de navigation et un matériel adéquate permet aux régatiers de faire de leurs balades en mer de véritables moments d’évasion, de plaisir et de détente.
Emilie Lefèvre
(Validé par le Dr Fabrice Kuhn)
Contact utile :
Fédération Française de Voile : www.ffvoile.net/ffv/web
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