L'acupuncture en questions
L’acupuncteur est un véritable médecin : le diplôme est délivré par certaines universités après une formation de 320 heures.
La séance commence par un questionnaire et une auscultation comme chez tout praticien. Une fois l’examen terminé, il installe le malade sur une table de travail ou dans un siège confortable et plante ses aiguilles.
Elles restent alors environ 10 minutes s’il s’agit de disperser l’énergie, un peu plus si l’acupuncteur cherche à tonifier.
Si les aiguilles ont été correctement plantées, une certaine fatigue peut être ressentie à la fin de la séance. Cela prouve alors que l’énergie de votre corps a bien été sollicitée.
C‘est pourquoi l’acupuncture n’est en aucun cas dangereuse : si le médecin se trompe de méridien, rien ne se passera et vous ne souffrirez pas.
Il faut compter 2 à 3 séances pour résoudre un problème par acupuncture. Les tarifs varient entre 40 et 80 euros, remboursés sur la base d’une consultation chez un généraliste, si l’acupuncteur est conventionné.
L’acupuncture contre quoi ?
Pour pouvoir être efficace, l’acupuncture présuppose que l’ensemble des organes du patient soit en état de fonctionner.
C’est pourquoi seul certain type de pathologies peuvent être guéries chez un acupuncteur : l
es pathologies fonctionnelles. Ainsi, lorsqu’un organe ou un muscle ne fonctionne pas correctement,
le rééquilibrage des énergies du corps peut permettre la guérison.
L’acupuncture peut donc être efficace contre les rhumatismes, les maladies de peau, les allergies, etc.
A l’inverse, l’acupuncture ne peut rien contre les pathologies organiques, où un organe est lésé.
Un cancer ou un infarctus du myocarde ne pourra jamais être soigné par des séances d’acupuncture.
Cette science peut être également efficace pour lutter contre le stress ou pour favoriser l’arrêt de l’alcoolisme ou du tabagisme, même si pour ce dernier cas, les récentes études viennent temporiser ses effets. Ainsi l’acupuncture, qui était la technique privilégiée des fumeurs qui voulaient arrêter, se voit peu à peu dépassée par les patchs et autres substituts nicotiniques.
Malgré son net recul dans la lutte contre le tabagisme, l’acupuncture connaît un véritable succès dans les hôpitaux. Dans ces centres de soins nationaux, les acupuncteurs trouvent désormais des places au sein des équipes d’accouchement.
Les petites aiguilles favoriseraient la dilatation du col de l’utérus, rendraient plus efficaces les contractions, et amélioreraient même les allaitements difficiles.
Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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