Le rhume des foins
Nous allons aborder le traitement des symptômes du rhume des foins. Le diagnostic en est relativement facile : le début est saisonnier et fixe, et coïncide avec la saison des pollens. Il prend généralement fin en juillet-aout. On retrouve les éternuements en salves, le rhume fluide, auquel succède le plus souvent l'obstruction nasale.

Deux à trois mois avant la date présumée du début du rhume des foins, il faut consulter un homéopathe afin qu’il détermine le traitement de terrain.
En effet, les remèdes que nous indiquons pourront être efficaces en prises rapprochées (toutes les heures) pour traiter les symptômes aigus. Leur effet ne pourra cependant être durable que si un traitement de fond est associé.
Les remèdes de fond les plus fréquemment retrouvés sont :
PULSATILLA
LYCOPODIUM
SILICEA
ARSENICUM ALBUM
NATRUM MURIATICUM
SEPIA
PSORINUM
TUBERCULINUM
Dans tous les cas, on pourra prendre POLLEN 30 H, une prise par semaine deux à trois mois avant le début des troubles, puis quotidiennement un mois avant ceux-ci.
Les oligo-éléments peuvent également apporter leur contribution, à prendre deux à trois mois avant : notamment MANGANÈSE ou MANGANÈSE-CUIVRE (voir notre rubrique oligo-éléments) si le terrain est évocateur. Une prise un jour sur deux.
En phytothérapie, le CASSIS, RIBES NIGRUM est également très prescrit dans ces indications. En teinture mère, ou en gemmothérapie sous forme de bourgeons.
Lors de la phase aiguë
- Allium cepa 4 ou 5 H : l'oignon : on retrouve des éternuements en salve, un rhume avec écoulement irritant, excoriant les narines et responsable du fameux nez rouge. Les yeux sont également brûlants.
Les symptômes sont aggravés : le soir, par le confinement, par le chaud.
Ils sont améliorés à l'air frais.
- Sabadilla 4 ou 5 H : les éternuements sont plus violents, le nez et le palais chatouillent ou gratouillent ! ! ! Le rhume est abondant mais non irritant. Le patient ne supporte pas l'odeur des fleurs.
Les symptômes sont aggravés au froid et par les odeurs.
Ils sont améliorés au chaud et en plein air.
- Euphrasia 4 ou 5 H : on retrouve les éternuements en salve. Le rhume est abondant, non irritant, aggravé la nuit, le matin et à la chaleur. Le larmoiement est abondant et irritant, aggravé au vent. C'est le premier remède de conjonctivite allergique.
On peu également se procurer ce remède sous forme de collyre, très efficace.
- Nux vomica 4 ou 5 H : sans doute l'un de nos remèdes les plus utilisés. Dans le cadre du rhume des foins, on retrouve des éternuements et un écoulement aggravé le matin, avec une obstruction nasale la nuit. L'écoulement est non irritant.
- Kalium iodatum 4 ou 5 H : le rhume est aqueux, abondant, brûlant et irritant les narines. Le larmoiement est également brûlant, et les éternuements sont violents. On retrouve une perte de l'odorat. Le sujet est intolérant à la chaleur, mais l'écoulement nasal est amélioré par la chaleur.
- Arsenicum album 4 ou 5 H : l'écoulement est très brûlant, les narines sont irritées, le nez est bouché, et les éternuements n'apportent aucun soulagement. On note une amélioration à la chaleur, et une aggravation au froid. Le patient peut présenter des douleurs sinusiennes brûlantes soulagées par des compresses chaudes.
- Poumon histamine 15 H : une prise hebdomadaire voire quotidienne pourra être donnée dans tous les cas.
Dr Véronique Baumann
Médecin Homéopathe
www.homeophyto.com
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