Zoom sur la kinésithérapie
A ne pas confondre avec l’ostéopathie, la kinésithérapie est une profession paramédicale également reconnue par l’Ordre des Médecins. Recouvrant un large éventail de compétence, elle a pour objet de traiter la mobilité et la motilité du corps humain.

Une thérapie millénaire
Déjà dans la Chine antique, des masseurs cherchaient à améliorer les mouvements du corps et à soulager les douleurs.
Les hommes savent qu’ils peuvent soigner leur corps par des gestes et des stimulations très précises. C’est ainsi que s’est développée la kinésithérapie. Elle ne porte pas le même nom dans tous les pays du monde : on parle par exemple de physiothérapie en Grande Bretagne.
Cette thérapie passe par des massages, des mouvements de rééducation ou l’utilisation de d’agents physiques comme, la chaleur, le froid, des vibrations mécaniques ou ondes électro-magnétiques.
En France, la profession de kinésithérapeute est reconnue depuis la loi du 30 avril 1946.
Qu’est-ce que la kinésithérapie soigne ?
L’éventail des domaines d’investigation de la kinésithérapie est très large : allant de problèmes orthopédiques et respiratoires à des troubles cardiovasculaires en passant par des défaillances neurologiques, la kinésithérapie s’intéresse par définition à des troubles mécaniques qui peuvent être traités par des stimulations extérieures. Le rôle du kinésithérapeute est primordial : ce sont ses mains en premier lieu qui interviennent lors d’une séance de rééducation. Ainsi, le massage est le principal biais que requiert cette profession. En effet, le kinésithérapeute sollicite certains tissus (muscles, tendons…) en fonction de la localisation de la lésion du patient. Il peut soulager une douleur musculaire liée à un choc mais également à des mouvements répétés (les maladies professionnelles sont ici en première ligne). Mais il est également possible de soigner ou rééduquer :
- des problèmes respiratoires : en appliquant de fortes pressions sur des zones très précises du torse, le kinésithérapeute aide le patient à expectorer les mucosités qui encombrent ses poumons (les bébés atteints de bronchiolite suivent ce type de traitement)
- des troubles neurologiques qui induisent des pertes de l’équilibre
- des os fracturés ou défaillants et les conséquences d’une telle blessure : il peut s’agir de contention soit par le biais d’un bandage soit d’un corset. Mais le kinésithérapeute aide également son patient à tonifier le muscle qui s’est atrophié autour de l’os brisé
- les muscles périnéaux d’une femme qui vient d’accoucher
- la peau des grands brûlés
Ceci n’est pas une liste exhaustive, il serait d’ailleurs impossible d’en dresser une très précise tant le champ de compétences du kinésithérapeute est étendu.
Le kinésithérapeute n’est pas qu’un masseur !
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