L’arrêt cardiaque (ou arrêt cardio-respiratoire)
L’arrêt cardiaque se définit par l’arrêt du muscle cardiaque, il est provoqué ou entraîne l’arrêt de la respiration : on parle alors d’arrêt cardio-respiratoire.

Il peut être brutal : la personne s’écroule devant vous ou évoluer sur quelques minutes ; en fin de vie par exemple, le cœur met plusieurs minutes pour s’arrêter.
On le diagnostique lorsque la personne ne respire plus et qu’elle est inconsciente (les secouristes ou les personnes habituées peuvent également palper les artères carotides afin de voir si elles battent encore).
Il s’agit d’un événement particulièrement grave puisqu’il mène obligatoirement vers la mort en l’absence de secours.
La survie ne monte qu’à 5 à 10% si les secours interviennent vite.
Les raisons
Il y a plusieurs raisons qui peuvent entrainer cet arrêt cardio-respiratoire : un infarctus, une embolie pulmonaire, un trouble du rythme cardiaque
(le cœur se met à battre de façon anarchique), un traumatisme grave (hémorragie, fracture du crâne...), etc…
Moyens d’intervention
Il est nécessaire d’intervenir très rapidement car les chances de survie diminuent de minute en minute et certains estiment qu’au bout de 15 minutes sans tentative de réanimation, le cerveau est affecté de façon irréversible. L’objectif de toutes les manœuvres de réanimation est de restaurer une circulation du sang en remplaçant le cœur défaillant (on compare souvent le cœur à une pompe dans ce cas là).
Les secouristes font alors un massage cardiaque externe : en comprimant le thorax (autour de 100 fois par minute), on peut remplacer la circulation habituelle à presque 20% de son efficacité. Cela peut ralentir considérablement les lésions cérébrales. Pendant ce temps là un autre secouriste insuffle de l’air en faisant du bouche à bouche ou avec un masque raccordé à un ballon qui fait office de réservoir à oxygène.
|