Position latérale de sécurité
Il s’agit d’une position qu’utilisent les secouristes lorsqu’ils interviennent auprès d’une personne inconsciente. Cette position n’est dangereuse que lorsque la victime est inconsciente dans un contexte de traumatisme, de choc, d'accident.
Car le fait de bouger une personne victime d’un accident peut révéler ou surtout aggraver une blessure préexistante. Par exemple, lors d’un accident de la circulation, il est fréquent de voir des lésions de la colonne vertébrale au niveau du cou (c’est le classique « coup du lapin ») et la mobilisation, dans ce cas précis, peut être dramatique car la victime peut devenir paralysée alors que la blessure aurait pu être minimisée par d’autres manœuvres que connaissent bien les secouristes.
On n’effectuera cette manœuvre que dans le cas où la victime est inconsciente sans choc initial : dans les comas quelques soient leur origine (accident vasculaire cérébral, crise d’épilepsie, coma diabétique, malaises, etc…).
Un double objectif pour cette manœuvre
- empêcher que la victime ne vomisse dans ses bronches (on rappellera ici que contenu d’un vomissement ne va dans l’estomac que lors d’un coma ou dans certaines maladies dans lesquelles le réflexe de déglutition est altéré). La tête sera alors penchée vers l’extérieur.
- empêcher des compressions nerveuses par un mauvais positionnement des membres et articulations. En effet, lorsqu’un nerf subit une pression (comme pendant le sommeil), un message sensitif (une douleur) nous prévient qu’il faut changer de position. Mais dans le cas du coma, la victime ne peut pas recevoir ce message. Ainsi, le nerf souffre et peut mettre plusieurs mois à récupérer.
La réalisation de cette manœuvre nécessite une petite formation car elle répond à une succession de mouvements bien précis :
- la victime est allongée à plat dos puis on plie la jambe qui sera au dessus ainsi que le bras en mettant la main à hauteur de la joue

- ensuite, on bascule le corps en mettant le maximum de force au niveau de la jambe, tout en accompagnant la tête pour soulager le rachis cervical

- à la fin de la manœuvre, on peut choisir de glisser la main du bras supérieur sous la joue opposée

- la victime est alors correctement positionnée en attendant les secours
Dr Arnaud Latremouille
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