La colique néphrétique
Le médecin fait le diagnostic sur la description de la douleur, sur sa localisation et en effectuant une analyse d’urine rapide à la recherche de sang (parfois les urines sont teintées ou franchement rouges).
Il faut alors effectuer une radiographie à la recherche d’un calcul, une échographie pour voir si le rein souffre de cette situation (on parle de dilatation des cavités pyélocalicielles), parfois une urographie intraveineuse selon le médecin consulté et une prise de sang permettant d’éliminer une insuffisance rénale secondaire ou une infection.
Quel traitement ?
Il repose sur :
- un anti-inflammatoire
- des antalgiques puissants
- des antispasmodiques (phloroglucinol) en cas d’impossibilité de prendre des anti-inflammatoires
En urgence, le médecin peut vous administrer l’anti-inflammatoire ou de la morphine en injectable.
Et après la crise ?
Souvent le traitement suffit à faire céder la crise. Le calcul sort alors par les voies naturelles (l’idéal est alors de le récupérer pour l’analyser : on parle de tamisage des urines).
Parfois la crise évolue sur plusieurs jours et il faut consulter un urologue qui dispose de plusieurs moyens techniques ou chirurgicaux pour extraire les calculs.
Vous êtes victime d’une colique néphrétique ?
Vous devez donc joindre un médecin en urgence (SOS Médecins, médecin traitant, SAMU) qui se déplacera rapidement afin de calmer la douleur et vous prescrira les traitements et examens complémentaires.
Les indications à se déplacer aux urgences sont rares : fièvre, douleur résistante au traitement médical, absence totale d’urine ou formes atypiques constatées par le médecin traitant ou le médecin de garde.
Dr Arnaud Latremouille
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