Infarctus du myocarde

Ils peuvent être très nombreux et différents, mais aussi absents notamment chez les diabétiques qui font parfois de infarctus sans douleur ni manifestation particulière.
La douleur typique est brutale en étau, au milieu du thorax, au niveau du sternum. Elle peut se propager à la mâchoire et au bras gauche jusqu’au poignet. On rencontre aussi d’autres signes selon l’endroit de l’infarctus et sa taille : malaise, sueurs, douleur d’estomac ou syncope.
Que faire en cas de pareille douleur ?
Il est urgent d’appeler le SAMU (15) dès le début de la douleur : chaque minute compte dans la prise en charge. Il ne faut surtout pas hésiter à appeler au moindre : c’est le médecin régulateur qui décide du moyen qu’il déclenche (SAMU, SOS médecins, médecin de garde, ambulance privée ou pompiers).
En attendant les secours, il est important de rester au repos strict, allongé sur un lit ou un canapé sans faire aucun effort qui pourrait aggraver la situation. En l’absence d’allergie, le médecin du SAMU peut vous proposer de prendre un comprimé d’aspirine en attendant les secours.
Que font les secours ?
En cas d’infarctus du myocarde, les médecins urgentistes du SAMU confirment d’abord leur diagnostic en faisant un enregistrement de l’activité électrique du cœur : l’électrocardiogrammme. Parfois, ils s’aident également d’une prise de sang qu’ils font à votre domicile en dosant un enzyme cardiaque : la troponine.
Une fois que le diagnostic est établi, l’objectif est de déboucher cette artère coronaire. Pour cela il existe deux méthodes :
- la thrombolyse : on injecte, par une perfusion, un produit qui va détruire le thrombus. Le problème de ce traitement réside dans le nombre d’effets secondaires car il peut provoquer des saignements dans tout l’organisme (en particulier dans le cerveau)
- la coronarographie : elle se fait à l’hôpital ou en clinique. Le principe est de monter un petit cathéter dans les artères coronaires afin de dilater le thrombus.
On place parfois des stents qui sont des cylindres placés dans l’artère malade. L’inconvénient de cette méthode est qu’elle nécessite un plateau technique important.
Lorsque l’infarctus est pris en charge dans un délai très court, on peut retrouver une fonction cardiaque normale après traitement d’où la nécessité absolue de composer le 15 dans la minute qui suit une douleur de ce type.
Dr Arnaud Latremouille
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