La fièvre jaune
Après une incubation de quelques jours, une fièvre importante à 39°C, des douleurs diffuses et des céphalées (maux de tête) apparaissent.
Classiquement, la fièvre diminue pendant 24h puis remonte à 39°C en s’associant avec une atteinte hépatique : ictère (jaunisse), hémorragies digestives (vomissements de sang noir mêlé de débris alimentaires).
Le plus souvent la fièvre tombe brutalement environ 10 jours après le début de la maladie.
Dans certains cas plus graves, les manifestations hémorragiques peuvent être sévères et s’associer à une atteinte rénale. La mortalité moyenne lors d’une infection par fièvre jaune est élevée : 10%, ce qui justifie les moyens de prévention mis en place.
Peu de traitements disponibles
Les seuls traitements sont symptomatiques, c'est-à-dire qu’ils atténuent les symptômes de la maladie sans agir directement sur la cause (virus flavivirus) :
- antalgiques/antipyrétiques d’intensité faible à moyenne pour contrôler la fièvre et les douleurs (paracétamol, parfois DIANTALVIC)
- réhydratation car la fièvre fait perdre de l’eau à l’organisme
- des transfusions et une prise en charge en réanimation sont parfois nécessaires.
Prévention de la fièvre jaune
Il existe un vaccin pour se protéger de la fièvre jaune. Son effet protecteur est obtenu une semaine après injection, et dure plus de 10 ans. Les effets secondaires de la vaccination sont rares. Cette vaccination est fortement conseillée lors d’un voyage en zone d’endémie (Afrique sub-saharienne, Amérique du sud) elle est parfois obligatoire pour certaines destinations. Elle est systématique chez les enfants de 9 mois dans plusieurs pays d’Afrique.
Une autre mesure efficace consiste à éviter les piqûres de moustique : utilisation de répulsifs corporels, de moustiquaires et de vêtements amples.
La fièvre jaune est une infection transmise par un moustique, présent dans certaines régions équatoriales. Cette maladie se manifeste par un syndrome hémorragique qui peut s’associer à une atteinte rénale et parfois conduire au décès. La vaccination est fortement conseillée par l’OMS chez les voyageurs se rendant en zone à haut risque.
Christophe Coste
Validation Dr Jean-Marc Bouzeran
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