Le paludisme
Le traitement
Il repose avant tout sur la prévention contre les piqures de moustique :
. éviter de sortir entre le coucher et le lever du soleil
. utiliser des moustiquaires
. porter des vêtements couvrants et de couleur claire
. utiliser des répulsifs (vérifiez les contre-indications éventuelles : l'enfant, la femme enceinte, exposition solaire). Différentes molécules existent : Repellent 3535, DEET(diethyltoluamide), perméthrine.
Sous différentes formes : insecticides pour imprégner les moustiquaires, insecticides domestiques (bombes aérosols, tortillons de résine à brûler, prises électriques et tablettes insecticides...), répulsifs cutanés ou pour imprégner les vêtements.
Il existe 5 antipaludiques utilisés en prévention : la chloroquine (Nivaquine ®), le proguanil (Paludrine ®), l’atovaquone-proganil (Malarone ®), la méfloquine (Lariam ®), la doxycycline (doxypalu ®, Granudoxy ®). La Savarine ® est une association de chloroquine et nivaquine.
La méfloquine a l’intérêt d’une prise par semaine mais elle peut être mal tolérée. Il faut tester ce traitement 10 jours avant le départ pour ne pas gâcher le séjour.
Depuis les années 60, le parasite s’est adapté et résiste aux médicaments. De plus en plus de pays sont concernés par ces résistances et cela s’aggrave chaque année. Avant de partir en voyage, vous devez consulter votre médecin qui adaptera sa prescription à votre destination et à l’évolution des résistances.
Les pays sont divisés en trois groupes : Groupe 1 : pas de résistance à la chloroquine, Groupe 2 : résistance à la chloroquine présente, Groupe 3 : résistance à la chloroquine prédominante et multirésistance.
L’OMS fonde de grands espoirs sur une plante originaire de Chine : l’artemisine.
Cette plante est efficace contre le paludisme même résistant aux autres traitements. L’OMS contrôle l’usage de l’artemisine pour préserver son potentiel thérapeutique et éviter les résistances. Pour le moment, l’artemisine n’est pas utilisée en France pour la prévention chez le voyageur. On l’utilise à l’hôpital pour des paludismes graves.
Les médicaments préventifs doivent être pris scrupuleusement à heure fixe et doivent être poursuivis après le retour, comme indiqué sur l’ordonnance.
Il faut noter qu’aucun médicament ne protège à 100 % contre le paludisme. Il faut donc consulter en urgence en cas de fièvre inexpliquée, même si on a pris un traitement préventif.
Le traitement préventif a l’énorme intérêt de protéger contre le neuropaludisme mortel.
Il n’existe pas encore de vaccin contre le paludisme.
Pour voir la liste des pays pour lesquels il est nécessaire de prendre une chimioprophylaxie antipaludique en 2006 (selon l’Institut de Veille Sanitaire : BEH n° 23-24/2006) consultez notre article : /html/fiche/paludisme-recommandations_2008
Dr Jean Marc Bouzeran
|