Hépatites en zone tropicale
Hépatite E
Le virus de l’hépatite E se transmet également par voie oro-fécale. Très rare, on le retrouve uniquement dans certaines régions d’Asie et d’Afrique. Le risque principal est la survenue d’une hépatite fulminante, essentiellement chez les femmes enceintes.
Il n’existe pas de vaccination pour ce type d’hépatite, la seule mesure de protection consiste en des règles d’hygiène :
- Lavage des mains après chaque passage aux toilettes et avant chaque manipulation d’aliments.
- L’eau consommée doit être capsulée, bouillie ou purifiée par des pastilles chlorées décontaminantes.
- Il faut éviter la prise de glaçons (réalisés à partir d’eau possiblement contaminée) et de manger les légumes crus.
Hépatite B
Le virus de l’hépatite B se transmet par voie sanguine et sexuelle. Il existe 350 millions de personnes porteuses chroniques du virus dans le monde.
Dans la plupart des cas l’atteinte n’entraine aucun symptôme. Dans 1% des cas, l’atteinte est massive (hépatite fulminante). Le risque principal est la persistance du virus dans l’organisme, entrainant une atteinte chronique du foie (hépatite chronique), ce qui entraine une cirrhose progressive, et un risque de survenue de cancer hépatique (carcinome hépato cellulaire).
Il existe un vaccin qui protège de ce type d’hépatites. La polémique liée à la survenue de cas de sclérose en plaques n’est pas justifiée scientifiquement : de nombreuses études scientifiques réalisées pour rechercher un lien de cause à effet ne montrent aucun cas de survenue de SEP chez les nourrissons et les enfants vaccinés.
Les rapports sexuels protégés permettent de limiter le risque de transmission de cette maladie.
Hépatite D
L’hépatite D ne concerne que les patients infectés par le virus de l’hépatite B, majore le risque de chronicisation et de cancérisation de celle-ci. Elle se transmet également par voie sanguine ou sexuelle.
Hépatite C
L’hépatite C se transmet principalement par voie sanguine, et rarement par voie sexuelle. 600 000 personnes sont infectées en France. Le risque principal est la chronicisation de l’hépatite, puis la survenue d’une cirrhose, pouvant se compliquer elle-même d’un cancer. Il n’existe pas de vaccin, la seule mesure de protection est la protection lors des rapports sexuels.
Lors des transfusions sanguines, les risques de transmission d’hépatite B, C et de VIH sont extrêmement faibles, car ces maladies sont recherchées dans le sang des donneurs.
Les hépatites sont un groupe de maladies fréquentes et potentiellement très graves. Le respect de certaines mesures d’hygiène est indispensable en cas de voyage en zone d’endémie :
- règles hygiéniques liées à l’usage de l’eau, n’utiliser que l’eau en bouteille fermée
- pas de glaçons
- éviter les aliments crus
- éviter les produits laitiers non pasteurisés
- protection lors des rapports sexuels
- se laver les mains avant de manger
- faire ses vaccins
Christophe Coste
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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