Le choléra
Le choléra est une infection bactérienne fréquente, présente dans la plupart des pays en voie de développement, qui se caractérise par des diarrhées très abondantes. Liée à une bactérie appelée « vibrio cholerae », elle se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés.

Cette maladie a été à l’origine d’épidémies redoutables au 19e siècle, entraînant plusieurs millions de morts à travers tous les continents. Elle reste une cause fréquente de décès dans les pays où les conditions d’hygiène sont défavorables. Le point sur cette affection, sa prévention et les traitements disponibles.
Contamination par l’eau souillée
La transmission entre les hommes du micro-organisme responsable de la pathologie est dite « oro-fécale », c'est-à-dire qu’elle se transmet par l’eau ou les aliments souillés par les matières fécales d’un humain contaminé.
Dans la majorité des cas, la personne contaminée par le choléra ne ressent aucun symptôme, mais ses selles contiennent la bactérie pendant 7 à 14 jours.
Ceci explique l’épidémie actuelle de choléra dans les zones à conditions d’hygiène précaire : Afrique, Amérique du Sud, Asie.
Des diarrhées redoutables, possiblement mortelles
Dans 75% des cas, l’infection est totalement asymptomatique : les sujets contaminés ne présentent aucun symptôme, mais la présence de bactéries dans leurs selles favorise la transmission de la maladie.
Dans les autres cas, la maladie se manifeste par des diarrhées brutales et abondantes, d’aspect dit « en eau de riz » (incolores et inodores). Ces diarrhées entraînent rapidement une déshydratation importante, qui peut provoquer le décès en l’absence de traitement.
Traitements disponibles : antibiotiques et réhydratation
La réhydratation reste une priorité : dans les meilleurs des cas elle est effectuée en milieu hospitalier par une perfusion continue de soluté de réhydratation (ringer lactate). Dans certains pays en voie de développement, cette prise en charge n’est pas possible et l’utilisation de solutions OMS (sachets riches en sels et autres ions indispensables à l’organisme permettant une réhydratation optimale) s’avère nécessaire.
Un traitement antibiotique est également associé pour éliminer les bactéries responsables de la maladie. La réhydratation seule ne peut pas suffire pour la guérison.
Prévention du choléra
Il est crucial de renforcer les règles d’hygiène personnelle : lavage des mains après chaque passage aux toilettes et avant chaque manipulation d’aliments. L’eau consommée doit être capsulée, bouillie ou purifiée par des pastilles chlorées décontaminantes.
Il faut éviter la prise de glaçons (réalisés à partir d’eau possiblement contaminée) et de manger les légumes crus. Il est aussi conseillé de cuire la nourriture.
La vaccination pour les voyageurs n’est plus recommandée par l’OMS. Un vaccin oral anticholérique a été récemment mis sur le marché mais est plutôt réservé aux professionnels exposés.
Le choléra est une maladie redoutable, qui entraîne encore à l’heure actuelle des épidémies importantes et qui est responsable de nombreux décès dans les pays en voie de développement. Pour l’éviter, le respect de règles d’hygiène est primordial.
Chirstophe Coste
Validation Dr Eric Lim
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